mardi 10 septembre 2019

Les gorges de l'Uvac

Prochain objectif, les gorges de la rivière Uvac, conseillées par Bojan lors de notre arrivée en Serbie. Il nous faudra 4 étapes pour arriver au petit chalet que nous avons loué et depuis lequel nous partirons faire une journée de randonnée.

Jeudi 5. La première étape se termine au pied d’une grotte, anciennement touristique mais laissée à l’abandon tout comme le restaurant dans lequel nous choisissons de passer la nuit, après un bon coup de balai.


Vendredi 6. Une étape de montagne, avec 1200 m de dénivelé, constitue le plat de résistance de ces quatre jours. En début d’après-midi, le ciel s’obscurcit et des grondements se font entendre. Nous appuyons sur les pédales, à la recherche d’un endroit accueillant… Nous finissons de planter la tente juste avant les premières gouttes.













Samedi 7. La pluie a cessé dans la nuit et nous nous réveillons au-dessus des nuages. Le soleil nous réchauffe vite et nous repartons, chose inespérée, avec une tente sèche. Nous poursuivons notre chemin sur des routes oscillant entre 1000 et 1400 m d’altitude. Certains paysages font penser au Jura. Nous finissons l’étape au bord de l’Uvac, dans un camping d’un autre âge…

Dimanche 8. Notre chalet est à 4 ou 5 km à vol d’oiseau. Il nous faut cependant faire un peu plus de 20 km pour trouver à nous ravitailler, passer de l’autre côté de la rive, puis grimper jusqu’à l’atteindre : nous finissons par 10 km de piste dans cette région magnifique qui a inspiré Emir Kustorica.



Lundi 9. C’est le jour de la surprise pour les enfants. Outre le chalet, perdu dans la montagne et à la vue imprenable, nous leur avions promis une belle découverte. Une piste puis un chemin de randonnée nous conduisent jusqu’au canyon de l’Uvac, rivière aux méandres impressionnants. Vautours, aigles et autres oiseaux y ont élu domicile. Les enfants ne sont pas déçus.


Mardi 10. Nous nous réveillons au-dessus d’une mer de nuages, vite dissipée. La veille nous avons appelé les propriétaires pour rester une journée de plus. C’est un véritable privilège de pouvoir profiter ainsi de la beauté et de la tranquillité de ces lieux. Nous resterions bien encore plus longtemps, mais il paraît qu’il fait jusqu’à -30 °C l’hiver. En ce mois de septembre nous devons aussi penser à reprendre notre route vers le sud. 
Le Monténégro nous attend. Nous devrions encore prendre de l’altitude, avant d’entrevoir la mer dans une dizaine de jours...


jeudi 5 septembre 2019

Serbie centrale

Lundi 26 août, mardi 27, mercredi 28.
Après une journée de repos à Negotin, nous quittons la plaine du Danube pour aller nous perdre dans les collines qui deviendront vite des montagnes.
La veille nous avons passé la soirée avec deux italiens, un allemand et une biélorusse. Ambiance feu de camp, chanson, guitare, où Bojan nous fait déguster d’excellents vins (rouges) serbes qui n’ont rien à envier aux vins français.  
En route nous découvrons vite le vignoble dans un paysage vallonné, très varié où l’homme a pris soin d’éviter la monoculture : vignes, vergers, ruches, bois, forêts, prairies, bocage, champs modèlent le paysage. Pour l’heure, et en attendant les vendanges, c’est la récolte des prunes qui anime les villages.




Il y a peu de monde sur les routes. Contrairement aux Roumains, les Serbes ne sont pas adeptes des grosses voitures. On croise de nombreuses Yugo et Zastava, constructeurs emblématiques de l’ère communiste. Ici on ne roule pas vite, on prend soin de ralentir et de bien s’écarter en doublant les cyclistes. Un exemple à suivre…
Nous nous retrouvons, comme souvent, sur des routes non asphaltées. Nous passons presque deux jours sans croiser personne, dans la montagne. Nous descendons des gorges magnifiques, où, malgré la sécheresse, l’eau tente encore de donner vie aux cascades.


Jeudi 29, vendredi 30. Nous rejoignons la civilisation à Jagodina où nous faisons halte pour la première fois du voyage dans un camping. Nous y restons deux nuits afin de profiter d’une journée à l’aquaparc de la ville, le plus grand de Serbie.

Samedi 31 août, dimanche 1er septembre, lundi 2.
Nous poursuivons notre route par un itinéraire bucolique, à la découverte des monastères, nombreux dans la région. Sorti d’une maison, un tout petit chien fait une quinzaine de kilomètres avec nous, courant comme un dératé et réussissant à mettre en fuite deux gros chiens de berger venus à notre rencontre. Sa présence amuse beaucoup les enfants, en tout cas bien plus que celle des petites mouches qui envahissent notre visage et nous suivent dès que nous passons à l’ombre, dans les forêts. Telle une queue de vache, nos bras font l’essuie-glace ce qui n’empêche pas l’agacement (voire la crise de nerfs).


Nous passons la nuit de dimanche à lundi chez la famille Karovic, qui regroupe trois générations. Alors que nous cherchons un endroit où planter la tente nous sommes interpellés par Dane, le grand père. Il nous invite à boire un verre… puis à manger… puis à dormir. Entre temps nous allons voir le match de l’équipe de foot locale avec Sergian et le fiston Kosta, puis au bistrot, pendant que les femmes vont discuter et boire un verre chez la voisine qui fait griller les poivrons. Le matin, le petit déjeuner préparé par Sladana et Mira est gargantuesque : œufs, poivrons marinés, tomates, concombre, fromage, saucisses, grattons (comme chez nous !), crêpes, etc.
Nous sommes repus et prêts à affronter les vingt petits kilomètres -bien suffisants pour un jour de rentrée scolaire...- qui nous séparent de Zica où nous avons loué un petit appartement à l'étage d'une maison de campagne.


Mardi 3, mercredi 4.
Deux jours de repos, au calme, où seuls les cloches des brebis et le chant du coq viennent rompre le silence de ce petit hameau blotti au fond d’une vallée sans issue. Et pour se dégourdir les jambes, deux petites randonnées…