Mercredi 3, jeudi 4, vendredi 5 juin.
A Villars de Lans, nous laissons passer le gros des pluies.
Nous nous attendions à pire, et nous arrivons à passer pas mal de temps dehors.
C’est aussi l’occasion pour les enfants de remettre le nez dans les devoirs, ce
qu’ils n’avaient pas fait depuis que nous sommes repartis. Ajoutés à cela les
jeux de société, les parties de ping-pong et celles de foot, nous n’avons pas le
temps de nous ennuyer.
Samedi 6.
Le sud du Vercors, plus éloigné de Grenoble, est visiblement
moins fréquenté que le nord. Nous sommes tranquilles sur les petites routes. L’étape
est magnifique. Nous descendons les gorges de la Bourne puis longeons une
petite rivière avant de gravir le col de Rousset. Là-haut, la vue est
magnifique. En descendant, ça commence à sentir la Provence, avec les premiers champs
de lavande (pas encore en fleurs), les premiers chants de cigales et les toits aux tuiles canal.
Nous finissons la journée au camping de Die, juste au bord
de la Drôme.
Dimanche 7.
Jour de
fête des mères. Il a plu toute la nuit et jusqu’à plus de 9 heures ce matin. La
Drôme a changé de couleur, ses eaux se sont accaparées la plage qui fut le
terrain de jeu des enfants la veille au soir. La météo n’étant pas très
optimiste, nous passons la journée à Die : balade, repos, rencontres… et
pas une seule goutte de pluie.
Mardi 19 mai.
Les enfants ont déjà préparé leurs affaires
depuis quelques jours. La pluie a cessé. Après deux mois d’arrêt forcé, c’est
le moment tant attendu.
Pour une reprise, l’étape n’est pas de tout repos : nous
gravissons le col du Feu puis celui des Arces au-dessus duquel nous passons la
nuit, dans la forêt.
Mercredi 20.
Du massif du Chablais nous redescendons dans la
vallée de l’Arve avant d’entamer la montée du Salève, cette montagne au pied de
laquelle nous sommes passés à maintes reprises, mais que nous n’avons jamais
explorée. Nous faisons la rencontre de Françoise, une cycliste qui
nous invite à venir chez elle lorsque nous passerons par Annecy. Peu de temps
après, un autre cycliste nous propose de nous héberger le soir même ! Nous
déclinons l’invitation car il faudrait déjà redescendre dans la vallée alors
que nous voulons profiter du Salève et de la vue à 360° sur le Jura, le Genevois et les Alpes. Nous installons la tente dans un alpage, face au mont
Blanc.
Jeudi 21.
Nous ne sommes pas seuls sur les routes. La
journée, fériée et ensoleillée, a convié les semi-confinés en manque de plein
air. La montagne est pleine de randonneurs, de cyclistes et de familles venues
pique-niquer. Nous naviguons entre les monts du Salève et le massif des Bornes.
Nous bivouaquons dans un petit bosquet ombragé au milieu des prairies
fraîchement fauchées.
Vendredi 22.
Direction Annecy : après un petit bain dans le lac, nous rejoignons Françoise
qui nous attend chez elle. Nous passons une super soirée autour d’un délicieux
repas.
Samedi 23.
Françoise nous accompagne pour une petite
visite de la ville. Nous la quittons au bord du lac. Nous en entamons le tour
tous les quatre. Le ciel se faisant menaçant nous avons le privilège d’être
quasiment seuls en piste. Nous ne sommes pas épargnés par l’orage et nous
finissons notre tour trempés. Heureusement nous passons une deuxième nuit à
Annecy, en dur. Cette fois-ci c’est chez Myrtille qui nous a préparé une super crêpes party pour le dîner. Hummmm !!!
Dimanche 24.
Le col de Leschaux, à la pente douce et
régulière, nous permet de nous hisser tranquillement dans le massif des Bauges.
Lundi 25.
Les vallons, les forêts, les crêtes, les sommets,
les champs en fleurs sont un régal pour les yeux. La tome des Bauges et l’abondance
sont un régal pour les papilles. Nous pique-niquons à La Féclaz, déserte, avant
de monter nous installer au mont Revard, surplombant de 1300 m le lac du
Bourget.
Mardi 26.
La descente du Revard est vertigineuse. Ce n’est
pas tous les jours que nous avalons 20 km en une demi-heure. Dans l’après-midi,
et après une courte visite de Chambéry, nous arrivons chez Michel et Geneviève.
Michel est motard. Nous l’avions rencontré en Roumanie en compagnie de ses deux
compagnons de route Alain et Jean-Pierre. Nous passons la soirée tous ensemble.
Avec les conjointes, nous sommes dix à table, limite autorisée en cette période !
Nous mangeons et buvons bien ! C’est presque comme un repas de famille, la
famille de ceux qui aiment voir du pays…
Mercredi 27.
Nous reprenons la route après un bon petit
déjeuner. La Chartreuse nous attend. Nous la tangentons tout d’abord pour parcourir
un bout du vignoble savoyard. Nous nous attaquons ensuite à la montée du col du
Granier par son côté le plus dur. Cela nous permet de consommer les calories mises
en réserve la veille. Une fois de plus, deux cyclistes, Norbert et Geneviève,
nous proposent une invitation chez eux. Ce n’est pas sur notre route,
malheureusement, et nous voulons encore rester en Chartreuse. En raison des forêts interdites d’accès, des innombrables
panneaux interdisant le bivouac (restrictions liées au covid 19), nous nous installons
dans le carré de pelouse d’une dame au hameau de Chenevey.
Jeudi 28.
Après le col du Cucheron, nous descendons sur le
village de Saint Hugues en Chartreuse. Nous visitons l’église, transformée en musée
d’art sacré. Nous plantons la tente sur une petite aire de repos enherbée,
avec table et vue les trois principaux sommets du massif. Une fois installés nous
apprenons que le verrou des 100 km va sauter dès le 2 juin. Nous pourrons donc nous
déplacer où nous voulons sans avoir à justifier de quoi que ce soit. Dommage,
nous n’avons pas de champagne pour fêter ça.
Vendredi 29.
Nous franchissons le col de Porte : Grenoble
est en vue, 1 100 m plus bas. Nous sommes attendus par nos amis Flo, Laure
et leur petit Léo. Nous avons prévu de passer le weekend ensemble.
Samedi 30.
Après 11 journées de vélo sans pause, nous
choisissons l’option rando… à pied.
Dimanche 31.
Nous reprenons la route à deux, sans les
enfants. Une journée de repos ne leur fait pas de mal après le dénivelé important
de ces derniers jours. Dans l’après-midi, accompagnés de Flo, Laure et Léo, ils
nous rejoignent en van. Nous sommes sur le plateau du Vercors, au-dessus d’Autrans.
Nous bivouaquons et passons une dernière soirée ensemble dans une clairière, à
la croisée de deux pistes de ski nordique.
Lundi 1er, mardi 2, mercredi 3 juin.
La météo annonce pas
mal de pluie dans les jours à venir. Nous prenons la décision de faire une pause
dans l’idée de ne pas avoir à passer une semaine à être constamment mouillés. Nous
roulons jusqu’à Villard de Lans : nous avons la chance de trouver un petit
studio à louer. Voilà un bon camp de base pour aller se balader dans le
Vercors. Les enfants se sont déjà fait des copains : ils ont rendez-vous tous les soirs pour une partie de foot !